Les Tigres sont éliminés du Championnat

MEXICO (MEXIQUE), Dimanche 2 décembre 2018.- Le jeu aérien aura de nouveau été fatal aux Tigres de l’UANL (Université Autonome du Nuevo León), qui ont perdu 3-1 sur terrain des Pumas de l’UNAM (Université Nationale Autonome de Mexico) et sont éliminés du Tournoi d’Ouverture 2018 de la Liga MX sur le score global de 4 buts à 3.

Après une bonne première mi-temps des Félins du nord, c’est au cours de la seconde période qu’ont été inscrits les quatre buts de la rencontre.

 

PREMIÈRE MI-TEMPS

Les 45 premières minutes de jeu étaient marquées par un contrôle de balle des pupilles de Ricardo « Tuca » Ferretti qui faisaient tourner le ballon et se créaient plus d’occasions de but que leurs adversaires, qui ne semblaient pas pressés de marquer.

Dès la 3e minute, Eduardo Vargas s’échappait sur l’aile droite et pénétrait dans la surface des Pumas : son centre-tir obligeait Alfredo Saldívar, le gardien local, à repousser la frappe du Chilien du poing.

Une dizaine de minutes plus tard, Javier Aquino récupérait un ballon laissé à la dérive, mais son tir manquant de force passait à droite des buts de Mexico.

À la 21e, Gignac concluait une offensive entreprise par Aquino depuis son propre camp par un tir qui passait au-dessus de la barre transversale de Saldívar.

Trois minutes après, un Nahuel Guzmán héroïque sortait vainqueur d’un duel contre le Puma Víctor Malcorra, provoquant la déception dans les tribunes d’un Stade Olympique Universitaire qui ne s’était pas rempli pour l’occasion.

Luis « Chaka » Rodriguez tentait sa chance sur un tir à mi-distance consécutif à un coup de pied arrêté alors que l’on disputait la 29e minute.

Trois minutes plus tard, après avoir dérobé le ballon à un adversaire au milieu du terrain, André-Pierre Gignac s’échappait seul, pénétrait dans la surface des Pumas et tirait, mais voyait son ballon passer à gauche des cages locales.

Une minute après, Vargas manquait l’immanquable, lorsque « Chaka » Rodríguez pénétrait dans la surface adverse du côté droit, et passait en retrait au niveau de la ligne de fond. Mais la reprise du Chilien filait elle aussi au-dessus du but de Saldívar.

Et à la 39e minute de cette première mi-temps à Mexico, Juninho voyait son coup franc manquer seulement pour quelques centimètres le but des Pumas.

 

SECONDE PÉRIODE

Les Pumas revenaient du repos plus déterminés et conscients du fait que chaque minute qui passait devenait elle aussi une alliée des Tigres. Ils optaient pour envoyer le plus souvent possible le ballon vers l’avant et la surface de réparation de leurs rivaux.

Et c’est ainsi qu’à la 53e minute de jeu, sur un ballon aérien, Carlos González reprenait de la tête au second poteau de Nahuel Guzmán et replaçait les Pumas dans la course à la qualification en menant 1-0 (global 2-2).

Mais, dès la minute de jeu suivante, les Tigres parvenaient à égaliser : Rafael de Souza contrôlait aux abords de la surface rivale et son tir frappait la transversale de Saldívar, puis le portier local lui-même, avant de finir au fond de ses propres filets. Menant 3-2 au score global, Monterrey obligeait les Pumas à marquer une nouvelle fois afin d’accéder au tour suivant.

 

Et alors que les Tigres paraissaient revenus dans le jeu, le Puma Felipe Mora profitait d’une nouvelle action aérienne pour reprendre de la tête et redonner l’avantage provisoire (2-1) et global (3-3) aux siens tout juste cinq minutes plus tard.

Il restait encore un long moment aux Tigres pour partir à la conquête de l’égalisation, puisqu‘un nouveau but de Monterrey obligerait leurs adversaires à en marquer deux autres, motif pour lequel Ferretti envoyait sur le terrain ses attaquants Jürgen Damm (73e minute) et Enner Valencia (75e minute), puis, alors que le match s’approchait de son issue, Ismael Sosa (84e minute).

À la 66e minute, Vargas reprenait de la tête dans la surface rivale et son ballon passait tout près du poteau droit de Saldívar.

Puis, à la 79e minute, le Chilien contrôlait de la poitrine et se retournait pour décocher un tir qui filait cependant au-dessus de la transversale de Saldívar. Les Tigres insistaient, mais les Pumas attendaient patiemment une occasion de contre ou une erreur de leurs adversaires du jour.

Et c’est ainsi que Matías Alustiza trouvait la faille une dizaine de minutes plus tard et donnait aux siens un avantage de 3-1 : Carlos González s’échappait, se défaisait de Guzmán et cédait à son coéquipier, qui n’avait plus qu’à pousser la balle au fond, mettant un terme aux espoirs de qualification des Félins venus de Monterrey.

Les Tigres cherchaient bien à réagir dans les toutes dernières minutes de la rencontre, conscients qu’un but leur permettrait dans la partie, mais les tentatives d’Aquino et de Gignac restaient sans effet.

 

COMPOSITION DES ÉQUIPES

UNAM : Alfredo Saldívar ; Alan Mozo, Alejandro Arribas, Luis Quintana, David Cabrera (Matías Alustiza à la 58e minute), Pablo Barrera, Felipe Mora (Alan Mendoza à la 65e), Víctor Malcorra, Andrés Iniestra, Martín Rodríguez (Kevin Escamilla à la 84e) et Carlos González.

 Entraîneur : David Patiño

TIGRES : Nahuel Guzmán ; Luis Rodríguez (Enner Valencia à la 75e minute), Juninho (Jürgen Damm à la 73e), Hugo Ayala, Francisco Meza, Jesús Dueñas, Rafael de Souza, Guido Pizarro, Javier Aquino, Eduardo Vargas (Ismael Sosa à la 84e) et André-Pierre Gignac.

Entraîneur : Ricardo « Tuca » Ferretti

 

BUTS INSCRITS

1-0 (53e minute) Reprise victorieuse de la tête de Carlos González au second poteau de Nahuel Guzmán.

1-1 (54e) Rafael de Souza remet les équipes à égalité sur une frappe à mi-distance qui heurte la transversale des Pumas puis rebondit sur leur gardien avant de finir au fond des filets.

2-1 (59e) Felipe Mora redonne l’avantage aux siens sur une tête dans la surface de réparation.

3-1 (90e) Matías Alustiza reprend dans la surface des Tigres et bat Guzmán pour donner l’avantage définitif et la qualification aux Pumas.

 

JOUEURS AVERTIS

UNAM : Alan Mozo (28e minute) et Víctor Malcorra (84e)

TIGRES : Eduardo Vargas (24e minute) et Javier Aquino (74e)

 

JOUEURS EXPULSÉS

Aucun

 

ARBITRE : Fernando Guerrero Ramírez