C’est nous-mêmes qui avons placé la barre haut.- Guido Pizarro

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Mercredi 9 janvier 2019.- L’exigence dont font preuve les gens, le public, est tout à fait compréhensible, selon le joueur des Tigres Guido Pizarro, qui ajoute ce sont les joueurs eux-mêmes qui ont placé la barre haut en parvenant à un grand nombre de finales ces dernières années :

 

« C’est une chose compréhensible, c’est nous-mêmes qui avons placé la barre aussi haut, en étant champions toutes les années, on a toujours été à ce niveau-là et on a un effectif qui justifie d’être à ce niveau-là. On est conscients de ça et on essaye de se concentrer sur notre travail.

 

« La seule chose en laquelle on ait confiance, c’est le travail et la manière dont on l’a fait ces dernières années, parce qu’elle a donné des résultats. C’est compréhensible qu’ils veuillent qu’on gagne tous les matches, c’est aussi ce qu’on veut et c’est ce qu’on va chercher à obtenir » a réitéré le joueur argentin en conférence de presse ce mercredi.

 

Impératif de s’améliorer…

« L’équipe est consciente du fait qu’on a fait match nul à l’occasion du premier match de la saison, sur le terrain d’une équipe qui a offert un jeu de qualité, et on sait aussi qu’on doit améliorer notre niveau, en travaillant, en veillant aux détails qui doivent être arrangés pour s’améliorer peu à peu »

 

Beaucoup de gens ont été surpris que l’équipe joue avec trois milieux récupérateurs…   

« Ça, c’est une chose qu’il faut que vous demandiez directement à Tuca [Ferretti], c’est lui qui sait ce genre de choses, c’est lui le mieux placé pour déterminer quel est le meilleur joueur pour chaque match. C’est à nous d’être prêts si on a besoin de nous, si on est désignés, jouer du mieux possible pour l’équipe et, peu à peu, avec ce genre d’attitude, on offrira aux gens les Tigres que tout le monde veut voir ».

 

Est-ce que ces Tigres-là sont encore loin ?

« Oui, on est encore loin du niveau qu’on voudrait avoir et dont on doit faire preuve. On en est tout juste à la première Journée, on sait qu’on doit encore s’améliorer et c’est une chose facile à faire ; si le week-end prochain on joue bien, ce qu’on dira de nous sera positif, c’est une chose qui se fait un jour à la fois, en gardant les pieds sur terre, et en sachant qu’on a encore beaucoup de chemin à parcourir ».

 

Les manières de devenir une équipe dominatrice…

« Je crois que, chaque semestre, on aspire à la même chose, on parle de la même chose ; vous, vous dites qu’on se met à bien jouer à la fin de la saison régulière, mais la réalité c’est qu’on cherche à élever notre niveau et à gagner Journée après Journée. Je crois que, ce week-end, on doit essayer de mieux jouer, de gagner et d’évoluer au jour le jour, et ne pas oublier qu’on a un excellent effectif, qu’on doit être à la hauteur et s’améliorer ».

 

À quoi attribues-tu le fait que les Tigres aient du mal à gagner leurs matches de début de saison ?

« Je ne sais pas exactement, je crois qu’on travaille systématiquement pour faire un résultat et j’espère qu’on pourra offrir des triomphes au public le plus vite possible, parce que c’est ce qu’on cherche nous aussi à obtenir ».

 

Est-ce que ce moment est le plus difficile de tout « l’âge d’or » des Tigres ?

« Non, je crois que la manière dont les choses se passent, indépendamment du fait qu’on soit conscients du besoin de nous améliorer, n’est pas si grave que ça ; on vient d’affronter un rival qui a proposé des choses intéressantes.

 

« Mais si on gagne le week-end prochain et qu’on joue mieux, vous allez écrire que ça y est, que la crise est passée. Le fait qu’on ne gagne pas tout ne signifie pas qu’on soit au plus mal, ni qu’on soit si bons que ça quand on gagne tous nos matches. Je crois qu’il faut trouver un juste milieu, et qu’on reste, nous, conscients du besoin de mieux jouer ».

 

Un milieu de terrain concurrentiel…

« Au football, la rivalité existe à tous les postes, il faut être toujours préparés, donner tout ce qu’on a et surtout être dans le même état d’esprit que le reste du groupe, respecter les décisions de l’entraîneur s’il a choisi tel coéquipier ou tel autre. Si on pense tous comme ça, on sera sur le bon chemin ».