Il ne faut pas se relâcher.- Nahuel Guzmán

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Mardi 19 mars 2019.- L’effectif des Tigres de l’UANL ne peut pas se payer le luxe de baisser de rythme en Liga MX sous le prétexte que l’équipe se trouve à un pas de la qualification pour la Phase Finale du Tournoi de Clôture 2019, a indiqué ce mardi le gardien de but Félin Nahuel Guzmán en conférence de presse.

Le portier argentin, champion avec les Universitaires en 2015, 2016 et 2017, a aussi indiqué qu’il trouvait que l’équipe allait aussi bien qu’au moment du Tournoi de Clôture 2017, remporté par les Tigres grâce à une victoire contre les Rayados, l’autre formation de Monterrey, en finale :

« On vit un bon moment, je ne sais pas si l’équipe a atteint son niveau maximal, j’espère que non, et je suis conscient qu’il reste toujours des détails à corriger, mais le fait d’être quasiment qualifiés à ce niveau du championnat est une chose qui ne nous arrivait plus depuis l’année où on a fini seconds de la phase régulière, fin 2017. C’est une source de tranquillité, mais on ne peut pas se payer le luxe de se relâcher maintenant.

« Du fait du format de play-offs de la Liga MX, on sait combien il est important de bien terminer, alors il faudra qu’on soit le plus concentrés possible pour obtenir la qualification en aussi bonne position que possible ».

Le bon moment de la défense Universitaire…

« Chaque fois que je parle d’une chose qui marche bien, il semble que la bonne série s’interrompe, alors je vais essayer d’être prudent. Je crois que c’est une chose dont on a beaucoup parlé, à chaque conférence de presse ou conversation avec vos collègues : l’année dernière, on a fait preuve d’irrégularités aussi bien défensives qu’offensives et qu’en ce qui concerne la possession de balle.

 

« Aujourd’hui, je crois qu’on essaye de renforcer notre solidité match après match, mais pas seulement en ce qui concerne les quatre ou cinq défenseurs, aussi en tant qu’équipe on s’est améliorés, c’est peut-être dû à la collaboration des milieux de terrain en défense, le fait de travailler jour après jour sur les coups de pied arrêtés, le jeu aérien, et aussi le fait de travailler des situations de un contre un. On va voir si on peut conserver ça jusqu’à la fin du championnat, mais on a acquis une solidité qui fait du bien à toute l’équipe ».

Quelques jours pour se reposer et récupérer…

« Maintenant, cette semaine, on va se reposer, surtout mentalement, on sait qu’on a devant nous deux mois où, si tout se passe comme prévu, on aura un match tous les trois jours, alors c’est bien d’être avec la famille, d’évacuer un peu le thème du football. Ça ne veut pas dire qu’on soit en vacances demain, mais on a un week-end dont on va pouvoir profiter pour laisser un peu de côté le football, sauf en ce qui concerne les garçons retenus au sein de l’équipe nationale.

« On va récupérer les joueurs blessés et puis affronter la dernière partie du Tournoi et pouvoir aborder cette étape éliminatoire de la Concacaf à 100%. Après, il y aura des choses à travailler sur le terrain, mais c’est utile de laisser derrière nous ces huit matches consécutifs, avec de longs voyages, beaucoup de concentrations dans des hôtels, et de reprendre en ayant en tête le match contre l’América ».

Pas d’excès de  confiance…

« Ne pas commettre d’excès de confiance, jouer chaque match avec le sérieux qu’il mérite et, évidemment, en ayant en tête que peut-être, avec un point de plus, on assurera la qualification, penser à lutter pour la tête du championnat, c’est ça l’ambition qui est la nôtre, avoir la finale en tête si on obtient la qualification, il s’agira d’un travail match après match ».

À propos de Gerardo Martino, entraîneur de l’équipe nationale mexicaine…

« En ce qui concerne Tata [surnom de Martino], je ne peux pas apporter grand-chose, j’imagine que toute l’équipe technique a beaucoup d’attentes et est déterminée à travailler et à évoluer au gré du temps. C’est le début de tout un processus, malgré la présence de certains joueurs qui ont fait partie des projets antérieurs.

« Je lui souhaite toute la chance du monde, j’espère qu’ils pourront exploiter tout ce qu’il a à offrir à l’équipe nationale mexicaine, comme il l’a fait avec Atlanta jusqu’à il y a quelques mois, et aussi avec Newell’s, en Argentine ».

En termes d’identité de l’équipe nationale mexicaine, qu’est-ce que Tata Martino privilégie ?

« Je ne peux te répondre que depuis ma perspective personnelle, pas sur ce qui se passe en ce moment, parce que je ne suis pas devin. Quand il est arrivé à Newell’s, il nous a dit qu’il allait tenter de s’adapter aux joueurs qui étaient là et au potentiel du groupe, alors une des visions qui peuvent être les miennes, c’est qu’en tant que sélectionneur, qui évidemment choisit les joueurs qu’il veut, peut-être qu’il va essayer d’exploiter le potentiel de chacun de ses joueurs et les fusionner en une équipe.

« Je crois que son travail est le plus difficile de tous, arriver à faire fonctionner en équipe tous les joueurs qui ont ta préférence individuelle. Il a l’intelligence et la capacité pour y arriver. Une de ses qualités c’est de savoir ce que chaque individualité peut lui apporter. C’est pour cela que je le considère intelligent et doué d’une lecture de jeu suffisamment bonne pour exploiter chacun de ses joueurs ».

Il a un style de jeu particulier ?

« Il est assez flexible, mais je crois que, au fur et à mesure du temps qui passe, il génèrera sa propre identité, c’est un entraîneur qui aime la possession de balle et qui sait que le football mexicain se caractérise par ça, par le fait de contrôler la balle au maximum.

« Ce sera donc à eux tous de lui fournir les outils, les joueurs, à chaque convocation pour pouvoir réaliser ce qu’il veut sur le terrain. Parmi les caractéristiques que j’imagine moi, il y a la possession de balle, jouer avec trois avants par moments, un neuf et deux ailiers, un milieu récupérateur et deux milieux offensifs. On verra ce que présentent ces matches, mais je veux souhaiter bonne chance à l’équipe nationale mexicaine et à l’encadrement technique de Tata ».