Il nous reste beaucoup de choses à améliorer.- Ricardo ‘Tuca’ Ferretti

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Lundi 11 février 2019.- Bien que les Tigres occupent actuellement, à un point du leader, la seconde place du classement général du Tournoi de Clôture 2019 de la Liga MX et aient enregistré quatre victoires en six matches, leur entraîneur Ricardo « Tuca » Ferretti a indiqué ce lundi midi en conférence de presse qu’il restait à son équipe beaucoup de choses à améliorer :

« Il faut qu’on s’améliore, on ne peut pas penser que notre manière de faire les choses soit suffisante », a confirmé le directeur technique. « Il n’y a pas deux matches qui se ressemblent et il faut qu’on s’adapte en contrant les équipes qui cherchent à nous porter préjudice, il faut qu’on attaque chaque fois qu’on a la balle, pas de manière désordonnée, mais intelligemment. Et je crois que si on a en tête de continuer à s’améliorer et à travailler de mieux en mieux chaque jour, on pourra vraiment faire les choses bien ».

Continuer à travailler…

« C’est ce que ces six dates ont donné, oui, mais il faut continuer à travailler, il n’y a rien d’autre à faire. Je ne crois pas que ça nous serve à quoi que ce soit de crier nos victoires aux quatre vents. Il faut qu’on continue à travailler aussi sérieusement et avec la même abnégation. Je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait faire d’autre ».

En faveur des convocations en match officiel de l’équipe nationale du Mexique…

« C’est une chose nécessaire pour l’équipe nationale du Mexique et nous, on va les soutenir dans tous les sens du terme, c’est tout aussi nécessaire. Martino est obligé de le faire ; moi, si j’étais à sa place, je le ferais aussi, si on veut vraiment obtenir les résultats qu’on espère tous après je ne sais combien de Mondiaux, je crois qu’il fait ce qu’il faut faire et nous, on est entièrement disposés à l’y aider ».

Plus aucun des titulaires champions en 2011…

« Eh, non, plus de Tomás Boy, de Batocletti, d’Orduña, de Carrillo, de Lucas Lobos, de « Diablo » Núñez, de Walter Gaitán, de Danilo. C’est tout à fait normal, personne n’est éternel, on est tous nécessaires, mais aucun d’entre nous n’est indispensable, la vie continue et elle apporte une constante rénovation, même si j’espère que ce ne sera pas mon cas [rires]. On atteint un certain âge et un jour arrivera où notre tour viendra de nous en aller, c’est une chose tout à fait normale ».

Être à la tête du classement général est un objectif ?

« Je ne sais pas si c’est un objectif, l’objectif, c’est de gagner trois points à chaque match. C’est pour ça qu’on travaille, c’est pour ça que toutes les équipes travaillent.

« Nous, on dispose d’un effectif qui, à mon avis, doit permettre à l’équipe de figurer parmi les quatre meilleures du Tournoi. On n’y est pas parvenus l’année dernière et, cette année, c’est un objectif qui s’ajoute à celui de gagner les trois points de la victoire à chaque match. Si on y arrive, je crois qu’on devrait pouvoir se maintenir aux quatre premières places. Il y a des équipes qui sont comme nous, les Rayados, León, qui est, je crois, l’équipe qui nous impressionne tous en ce moment ».

À propos de l’absence de changements en cours de match…

« J’ai toujours dit que je me propose de faire jouer 11 éléments et de terminer avec 11 et, même si on avait fait match nul, j’aurais été satisfait de ce qu’ils ont fait sur le terrain, je ne leur aurais rien reproché ».

Responsables seulement vis-à-vis de l’équipe…

« J’ai toujours pensé que notre principale responsabilité n’était pas envers la Ligue en soi, mais plutôt vis-à-vis de nous-mêmes. On ne fait pas les choses pour gonfler la poitrine et dire ’ça, c’est ce qu’on vaut’. Non, pas du tout. Ce que je pense, c’est que c’est encore très tôt, on n’a joué que six matches, il nous reste encore un long chemin à parcourir, on n’en est qu’au tiers et j’espère qu’on ne vivra pas un changement radical.

« Ce n’est pas notre intention de démontrer que nous, les équipes de Monterrey, nous sommes telle ou telle chose et de susciter une rivalité ridicule avec d’autres états du Mexique, absolument pas. Ce qu’on veut, c’est faire les choses du mieux possible pour nous-mêmes ».

À propos de la première convocation de Martino…

« Chacun fait face à ses responsabilités et si lui a appelé ce groupe de joueurs-là au sein de l’équipe nationale du Mexique, c’est qu’il les a observés, mais je crois qu’il faut laisser dans le passé le fait qu’il ait choisi tel joueur et pas tel autre. Je l’ai dit lors de chacune des trois convocations que j’ai menées moi, il y a de nouveaux éléments qu’il faut faire progresser et former pour qu’ils puissent devenir ce qu’on voit en eux ».

À propos de la Règle 20/11 d’obligation de jeu des plus jeunes…

« On est obligés de respecter cette règle, mais ce que je pense, moi, personnellement, c’est que je ne suis pas d’accord avec le fait que ces joueurs entrent uniquement pour des raisons d’âge, et y soient obligés, parce qu’il n’y a pas d’âge pour le football. Si c’était le cas, que faire alors avec des joueurs comme « Conejo » Pérez (46 ans), ou moi-même qui ai joué jusqu’à 38 ans ? Le football n’a pas d’âge et je crois que ces joueurs doivent jouer non pas pour respecter une règle quelconque, mais du fait de leur capacité et je crois que les éléments auxquels nous avons eu recours ont cette capacité, ce qui peut être très compliqué pour d’autres équipes ».