L’heure est venue de réagir.- Ricardo Ferretti

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Lundi 14 août 2017.- L’entraîneur des Tigres Ricardo « Tuca » Ferretti a clairement déclaré ce lundi que son équipe devait intervenir rapidement, pour éviter de faciliter le travail des formations rivales, avant d’ajouter que ce thème en particulier était celui qui lui causait le plus d’inquiétudes en ce début de Tournoi d’Ouverture 2017 du football mexicain :

« C’est ce qui m’inquiète le plus : pourquoi céder autant d’avantage ? Est- ce qu’on a besoin d’être dos au mur pour réagir ? Alors, ça, c’est une des choses dont on a besoin de discuter, voir pourquoi on n’est pas au rendez-vous au score final, parce que le semestre dernier, à six matches de la fin du Tournoi, on n’était pas qualifiés [pour la phase finale du Championnat], alors l’heure est venue de réagir, pas à quelques matches de la fin. Je crois que les points qu’on est en train de laisser filer sont ceux qui pourraient nous coûter la qualification. Il faut qu’on intervienne rapidement à ce niveau-là ».

« Tuca » a aussi insisté sur un aspect qu’il avait déjà souligné à l’issue du match de samedi soir, déclarant alors qu’il se couchait et se levait préoccupé par le jeu de son équipe :

« Je me lève préoccupé, je passe ma vie préoccupé, je m’endors préoccupé. C’est normal de se préoccuper. Je vais utiliser cette expression cliché : ‘moi, je ne me préoccupe pas, je m’occupe’. Ce n’est le genre d’expression que moi, j’utilise. Un entraîneur, c’est toujours préoccupé par la possibilité d’améliorer les choses, un entraîneur et un être humain. Tout le monde est préoccupé par le fait de s’améliorer ».

Prendre les choses calmement…

« On va prendre les choses calmement, de manière équilibrée. Les choses ne se passent pas comme on voudrait, mais je ne vais pas non plus exagérer.

« Il faut qu’on donne plus de nous-mêmes, on a un effectif considéré de bonne qualité et il y a des aspects qu’il faut qu’on mette en pratique les 90 minutes et quelques que dure un match, pas seulement à certains moments ».

Est-ce qu’on peut encore compter sur l’arrivée d’un nouveau joueur pour ce Tournoi ?

« La possibilité que quelqu’un de nouveau arrive n’est pas totalement écartée, et si quelqu’un de nouveau arrive, j’espère qu’il s’adaptera le plus vite possible. Aujourd’hui, le football est joué dans le monde entier, je dirais que les choses sont similaires à 80% dans tous les pays.

« Si jamais quelqu’un de nouveau arrive, il faudra qu’on soit là pour lui apporter notre soutien. Et si quelqu’un arrive, ce sera sans aucun doute pour occuper un poste de titulaire ».

Les résultats actuels sont-ils mérités ou le football s’est-il montré injuste ?

« Bien sûr qu’on a les résultats qu’on mérite. Ceux qu’on veut ou qu’on voudrait avoir, c’est une autre histoire, mais on a ce qu’on a réussi dans la mesure de ce qu’on a fait sur le terrain, et ce qu’on a fait sur le terrain nous donne ce qu’on a maintenant, c’est aussi simple que ça.

« Le football en soi est très souvent injuste. Mais je crois que ce qu’on a fait justifie les résultats qu’on a ».

Avez-vous confiance dans la capacité de l’équipe de s’améliorer ?

« J’ai confiance dans la capacité individuelle de mes joueurs, parce que je crois qu’actuellement, celle-ci ne fait aucun doute. Peut-être qu’il existe quelques doutes en ce qui concerne le fait que cette capacité individuelle de tant de bons joueurs puisse donner le résultat qui nous intéresse réellement, celui d’une équipe qui mette collectivement toute cette qualité à la disposition de l’équipe ».

Passer d’une ligne de trois à quatre joueurs est-elle une option pour s’améliorer ?

« On cherche toujours à s’améliorer… Si seulement le positionnement tactique était la chose la plus importante dans une équipe, ce serait trop facile. Ça ne servirait à rien de dépenser de l’argent pour engager un joueur.

« Le système, le type de système n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est l’adaptation des joueurs pour qu’ils donnent des résultats dans le cadre de ce système et, moi, je pense avoir des joueurs qui sont capables de générer cette adaptation.

« Si tu prends n’importe quel match, tu te rends compte que tous les systèmes se transforment, tu installes une ligne de quatre joueurs, ton latéral gauche monte un peu, qu’est-ce qu’il te reste ? Une ligne à trois… pour moi, le plus important, ce sont les joueurs, et après le système ».

Quelle est votre opinion de ce qui se passe actuellement avec Rafael Márquez ?

« J’ai la chance de connaître Rafa depuis l’époque où il jouait dans les équipes espoirs de l’Atlas [de Guadalajara]. Je me rappelle très bien être avec les Chivas [l’une des autres équipes de Première Division de Guadalajara] et dire à [l’ex président des Chivas] Salvador Martínez Garza, paix à son âme, ‘il y a un petit là-bas à l’Atlas, il faudrait voir s’il est à vendre’ et la semaine suivante, il jouait en Première Division. Peut-être pas si vite que ça, parce qu’il y avait aussi Ricardo Lavolpe [entraîneur de l’Atlas à l’époque] et lui a toujours donné toutes leurs chances aux joueurs issus du Centre de Formation.

« Moi, je crois qu’il ne faut juger personne. Rafa est dans une situation dont il est très conscient et il doit avoir la conscience tranquille, parce que c’est une personne de grande qualité, un excellent fils, un excellent père, un excellent époux. Je suis heureux de savoir que je peux compter sur lui, que je peux discuter avec lui, et je suis certain que cette situation va rapidement trouver son issue et confirmera qui il est, une personne honnête, une personne droite, et qu’il en sortira la tête haute ».