Les Tigres doivent rester sereins et modestes.- « Tuca » Ferretti

ZUAZUA (MEXIQUE), Lundi 8 août 2016.- Selon Ricardo Ferretti, entraîneur des Tigres, le fait que les Universitaires demeurent invaincus depuis le début du Tournoi d’Ouverture 2016, qu’ils n’aient encaissé aucun but et qu’ils aient enchaîné deux triomphes ne leur donne pas le droit de se relâcher et de penser qu’ils ont d’ores et déjà atteint leur niveau idéal :

« Octavio Rivas, paix à son âme, me disait toujours une chose : ‘ou bien on est la huitième merveille du monde, ou bien on est du crottin de cheval’. Il n’y pas de demi-mesure entre l’un et l’autre, et le pire pour nous serait de croire que tel est le cas. C’est pour ça qu’il y a deux semaines, avant ces deux victoires, j’ai dit aux joueurs, ‘les choses se sont passées comme ça, on n’a pas gagné, on a fait deux fois match nul et on doit insister et continuer à travailler, car les critiques du manque de but ne vont pas cesser’.

« Mais maintenant que nous avons quatre buts en quatre matches, un but par match, même si ça ne me semble pas digne d’éloges, je reconnais que l’on commente le fait de ne pas avoir encaissé de but. Ce n’est pas à mettre au crédit de quatre, de cinq, de six, de neuf ou de dix joueurs, mais de onze joueurs. On doit rester sereins, rester modestes, on a un début acceptable avec ces quatre matches et on reçoit toujours des commentaires par rapport au dernier ou aux deux derniers résultats ; les deux premiers n’ont pas donné lieu à des commentaires très agréables, les deux derniers étaient beaucoup plus positifs, mais pas pour autant plaisants ; petit à petit, on maintient l’équilibre, mais on a encore beaucoup de travail à faire pour arriver là où on veut.»

La force des Tigres réside dans sa défense imprenable ?

« Dans certaines circonstances des deux derniers tournois, on n‘a pas engrangé autant de points que maintenant à cause de certains détails. Et naturellement, en ce moment, on n’a pas la possibilité de faire un parcours parfait, parce que ça voudrait dire 12 points, mais, par rapport au dernier tournoi, ça va beaucoup mieux. On doit encore améliorer certaines choses et continuer à travailler sur d’autres qui marchent bien, mais on ne doit pas se croire imbattables ».

Aucun changement dans la manière de jouer

« Nous avons joué deux fois sur notre terrain, où les rivaux viennent faire le jeu et cherchent des occasions, mais je ne vois pas beaucoup de différence entre ce que nous cherchions à faire avant, ce que nous faisions, et ce que nous faisons maintenant, je n’en vois pas. Ceci dit, par moments, maintenant, on a l’occasion d’essayer certaines choses et je crois que grâce à la confiance qu’ils acquièrent peu à peu, à travers les résultats, les joueurs les tentent. Nos entraînements actuels et ceux d’il y a six ans sont les mêmes, mais les joueurs changent et, évidemment, si les joueurs changent, certaines choses changent ».

Éviter le relâchement de l’effectif

« Quand les joueurs entrent sur le terrain, ils ne sont pas là pour me rendre service, tout le monde fait les choses à fond, pour obtenir ce dont tu parles, le travail et tout le reste servent à gagner des points, et on espère toujours que ce sera trois points, mais ce n’est pas toujours possible (…). J’ai un groupe de joueurs professionnels et ils ne se prennent pas pour plus ni pour moins que ce qu’ils sont. Si quelqu’un commence à douter de lui, moi je suis là pour le remonter, et s’il se prend trop au sérieux, je le calme. On ne peut prendre personne de haut, parce que, sinon, toi aussi, un jour, on te regardera de haut. Les êtres humains doivent toujours se regarder les yeux dans les yeux, et être aussi modestes et aussi capables que les autres personnes qu’ils ont face à eux, ni plus, ni moins ».

Le travail des renforts à ce jour

« Leur adaptation à ce niveau de la saison est acceptable. Je laisserais de côté Beto (Acosta), qui avait déjà joué pour nous, nous avons beaucoup travaillé ensemble, je crois qu’il sait parfaitement ce qu’on lui demande pour intégrer l’équipe. Les autres, jusqu’à maintenant, bien par moments et moins bien à d’autres, il faudra encore beaucoup de temps pour qu’ait lieu cette union dont tu parles. Mais je crois que, dans le cas des autres, du fait de leurs coéquipiers et de leur capacité, ils doivent et ils peuvent donner beaucoup plus ».

L’état de santé des blessés comme Damm, Damián et Rivas

« Il y a de fortes possibilités qu’ils jouent, ils sont pratiquement remis de leurs blessures, aujourd’hui lundi, ils ont travaillé physiquement avec le reste du groupe, ils ont joué un petit peu au football et il leur faut maintenant retrouver le niveau qu’ils avaient avant de se blesser. C’est normal que le niveau baisse, avec une blessure il faut du temps pour le retrouver, et j’espère que cette semaine, et les suivantes, s’il n’y a aucune rechute, ils pourront être au niveau auquel eux-mêmes aspirent».