L’obligation de faire la joie de nos supporters. - ‘Tuca’ Ferretti

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Lundi 13 mai 2019.- Quelques heures après que l’identité du futur rival des Tigres en demi-finale du Tournoi de Clôture 2019, les Rayados de Monterrey, ait été déterminé, Ricardo « Tuca » Ferretti a répondu comme il le fait habituellement le lundi aux questions des médias et a indiqué que les deux équipes locales se connaissaient si bien que la surprise ne serait pas un facteur déterminant de leurs deux rencontres.

 

Pas de surprise…

« C’est une bonne remarque, particulièrement parce que j’ignore combien de fois nous avons joué les uns contre les autres. Et il ne s’agit pas seulement de nous et du football mexicain, il s’agit d’observer les autres équipes, je suis d’accord, et c’est difficile que dans ce cas il y ait un facteur surprise, les choses se résument principalement à la capacité individuelle et à des situations de coups de pieds arrêtés. C’est ce qui peut faire la différence dans ces matches ».

 

S’affronter de nouveau…

« Du fait de ce que les deux équipes ont réussi, la probabilité de se qualifier en Phase Finale était grande. Jusqu’à maintenant on avait réussi à s’éviter grâce à la position au classement général. Mais il n’y a pas de hasard, on sait d’où viennent les choses, et elles sont dues à ce que les deux clubs ont fait ».

 

À propos de la préparation…

« Et pourquoi on ne nous explique pas comment préparer une équipe qui a gagné le titre sur son terrain ? C’est une nouvelle fois l’histoire du verre à moitié plein et, dans ce cas, du verre à moitié vide, alors c’est vrai, ils ont gagné, mais nous aussi nous les avons battus. Moi, j’ai préparé l’équipe pour la CONCACAF et on a perdu, et aussi pour le championnat, et on a gagné. Et moi, je préfère me rappeler ce qu’on a gagné ».

 

Deux équipes qui se connaissent bien…

« C’est une chose compliquée, les derniers matches ont été décidés sur coups de pieds arrêtés. Et même si on s’est améliorés à ce niveau-là, on a perdu le match, alors, si je dois préparer quelque chose de particulier, c’est faire plus attention à ça ».

 

Laisser dans le passé la dernière finale…

« C’est une chose normale de l’existence, le passé sert à tirer des conclusions, mais l’important c’est aujourd’hui, imaginer comment aborder le futur. Chacun choisit le sien, c’est aussi un jeu mental, un jeu de déclarations, personne ne se risque à prédire un résultat, aussi bien eux que nous avons l’envie de ne pas nous tromper, mais on vit le présent pour réussir les choses auxquelles on aspire pour le futur ».

 

Match retour à domicile…

« On espère profiter de ce match retour à domicile. Moi, je vois les choses très équilibrées, uniformes, la seule chose qui ne l’est pas, c’est leur terrain, et il va être dans un état encore pire qu’avant, et c’est une chose qu’eux ont vécu pendant toute la saison dans leur stade. Ce n’est peut-être pas la pire pelouse, mais elle en fait partie ».

 

Des éloges pour León et des critiques pour les Tigres…

« Tu as tout à fait raison, l’équipe qui joue le mieux, c’est León, c’est la raison pour laquelle ils ont terminé en première position au classement général. Nous, nous avons terminé en deuxième place, donc ça signifierait qu’être en deuxième place c’est mal jouer… Expliquez-moi pourquoi sur les deux derniers matches vous me critiquez, mais personne n’a rien dit pendant 17 rencontres. On a terminé deuxième, quand on a joué contre León, notre affrontement a été équilibré et on a été les seuls à leur arracher un point à domicile ».

 

Travailler plus…

« On n’a pas assez de temps, c’est très peu de temps, on cherche à retrouver la forme, eux aussi, tout comme nous, sont passés difficilement, eux aussi se trouvent en phase de récupération et j’espère que tout le monde aura récupéré au moment du match ».

 

Pas de différence radicale…

« De manière radicale, rien ne va être très différent. Une chose qui pourrait arriver, c’est par exemple une expulsion ou un joueur qui reprenne un ballon et qui réussisse une action de grande qualité. Ça c’est à 80% ce qui devrait arriver. Quant à ce qui va réellement arriver, impossible d’en être sûr ».

 

Vingt et une finales en 10 ans à Monterrey…

« L’engagement qu’ont pris les entreprises sponsors, CEMEX par exemple, de travailler pour le bien de la communauté, de l’état, l’appui des entreprises au moment de recruter des joueurs de plus grande qualité nous a permis de renforcer la rivalité et d’atteindre les objectifs que les deux entreprises, des multinationales, s’étaient fixées. C’est quelque chose qui nous remplit de joie et qui nous met face à l’obligation de continuer à faire la joie de nos supporters ».