On a toujours la même obligation.- Jesús Dueñas

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Mardi 27 novembre 2018.- Le public et la presse spéculent que les Tigres pourraient redevenir champions du football mexicain en ce mois de décembre 2018, comme cela a été le cas les trois dernières années. Mais pour le Félin Jesús Dueñas, l’obligation des Universitaires ne se limite pas à ce Tournoi :

« Je crois que l’équipe est toujours sous pression avant le début de chaque Tournoi ; que ce soit en été ou en hiver, on exige de nous que nous gagnions le titre. Les derniers titres obtenus l’ont été en décembre et je crois que c’est pour cela que les gens en parlent comme ça.

« Beaucoup de monde m’a dit personnellement qu’il faut qu’on soit champions ce semestre, mais nous, on se sent systématiquement obligés du fait de l’effectif qui compose cette équipe, du niveau des salaires, mais aussi du fait du niveau d’exigence auquel nous nous soumettons nous-mêmes, des gens, des dirigeants et de l’encadrement technique. Comme je le dis toujours, cette équipe est toujours construite de manière à se battre pour le titre avec qui que ce soit », a ajouté le joueur.

 

Le fait de savoir que vous avez éliminé les Pumas lors des derniers Tournois a-t-il une quelconque influence sur vous, les joueurs, à quelques jours d’une nouvelle rencontre face à eux en Play-offs?

« Personnellement, je pense qu’aucun joueur ne pense à ce genre de choses que l’on peut entendre dire avant le match.

« On n’entre pas sur le terrain en ayant en tête le fait qu’on a battu ou fait match nul contre les Pumas dernièrement, ce sont des matches totalement différents. Je crois en plus qu’on va affronter des Pumas qui se sont renforcés, qui ont investi en vue de ce Tournoi, pour viser le même objectif que nous, celui de se battre pour le titre, alors je crois que ça va être un bon match. Mais, en ce qui me concerne, je ne rentre pas sur le terrain en disant ‘ah, on les a déjà battus et ça va être plus facile de les battre maintenant’ ou ‘on a déjà perdu contre eux et on va encore perdre’, personne ne pense à ces choses à ce moment-là, on n’y fait pas attention et les émotions du moment t’amènent à prendre des décisions différentes ».

 

Est-ce que tu considères cette version des Pumas plus forte que les antérieures?

« Ils se sont bien renforcés, ils ont fait un bon recrutement, il faut faire attention aux avants. Ils ont une très bonne équipe, une équipe très dynamique, où les étrangers et les joueurs issus du centre de formation se complètent bien ».

 

Est-ce que ce serait une erreur de se sentir sûrs de vous à cause de tout ce que les gens disent, par exemple que c’est décembre et que vous avez un meilleur effectif?

« Il me semble que oui. Le fait même d’entrer sur le terrain avec une mentalité comme celle-là te porte préjudice. Je crois qu’il faut toujours respecter le rival, le vaincre oui, mais sur le terrain, sans parler, sans rien dire, parce que ça peut se retourner contre toi. Alors, je crois que si on aborde le match avec cette mentalité, c’est plus probable qu’on perde. Mais je connais mes coéquipiers, on n’a jamais pris aucune équipe de haut, quoique les gens en disent, on n’a jamais pris personne de haut et c’est pour cela que cette équipe s’est maintenue à ce niveau, parce que c’est une équipe respectueuse, où personne ne cherche le moindre problème avec les autres joueurs ou les autres supporters. C’est ce qui a permis que cette équipe se batte pour le titre de champion tous les six mois ».

 

Au cours du dernier Tournoi, vous avez été éliminés et Ricardo « Tuca » Ferretti a dit de vous que vous vous étiez embourgeoisés. Que penser de cela aujourd’hui?

« Oui, on a vécu une mauvaise expérience (avec l’élimination contre Santos le semestre dernier). Et sauf erreur de ma part, ça a été notre pire match du Tournoi. J’espère que ça ne se reproduira pas, à aucun moment on a pris Santos de haut, on n’a jamais été insultants envers eux, je crois qu’on se sentait trop sûrs de nous, sûrs qu’on pouvait reprendre le dessus sur eux, mais on n’a jamais pris le rival de haut.

« C’est une expérience qu’on ne voulait pas vivre, surtout à ce niveau de la compétition, alors souhaitons que cela ne se reproduise plus. S’il y a une chose qui caractérise les Pumas, c’est leur grande intensité, c’est une équipe qui va venir nous défier, alors il faut être dans les mêmes conditions qu’eux et même les dominer à ce niveau-là et faire parler les individualités de nos attaquants, le secteur de jeu où on veut faire la différence ».