Ricardo « Tuca » Ferretti vise plus haut

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Lundi 14 janvier 2019.- Ricardo Ferretti, entraîneur des Tigres, a déclaré ce lundi en conférence de presse qu’un total de 26 points en phase régulière de la Liga MX ne suffiraient pas à atteindre les play-offs, motif pour lequel l’équipe Féline devait viser encore plus haut.

Le semestre dernier, les Universitaires se sont qualifiés pour la Phase Finale avec 29 points. Ferretti considère que, s’ils n’avaient obtenu que 26 points, ils ne seraient pas parvenus en play-offs :

« Vingt-six points, c’est la référence naturelle qui te donne une certaine possibilité de te qualifier, mais personne ne vise 26, on vise tous plus haut, à chaque match on joue pour trois points et c’est ce qu’on cherche à obtenir ; parfois on y arrive, parfois non, mais personne ne vise la qualification avec 26 points. Avec ça, le semestre dernier, on ne se serait pas qualifiés, on a un effectif suffisamment bon pour penser bien plus haut que 26 points », a déclaré le directeur technique aux médias réunis.

En ce qui concerne le niveau de l’équipe en ce début de Tournoi de Clôture 2019, Ferretti a considéré que ses joueurs s’étaient améliorés non seulement collectivement, mais aussi au niveau individuel :

« On s’est améliorés entre le premier match et celui-ci et, naturellement, l’amélioration de chacun des joueurs produit des résultats finaux différents.

« Le résultat a reflété ça de manière positive : on a été moyens face à León et on s’est améliorés cette semaine et on a été bons contre Tijuana ; comme je le dis toujours, faire match nul, c’est moyen, et gagner, c’est bien, je crois qu’on a fait les choses comme il faut et que la victoire est méritée ».

Est-ce qu’on peut considérer le Tigres-Cruz Azul une des meilleures affiches de la prochaine Journée ?

« Non, je ne le crois pas ; pour moi, c’est un match comme les autres, le seul match différent pour moi, c’est celui contre les Rayados [l’autre équipe de Monterrey], les autres équipes méritent toutes le même respect. Ni plus ni moins ».

Comment gère-t-on un effectif comme celui des Tigres ?

« Je ne vois rien de nouveau à cette situation, ça fait des années qu’on est ensemble, il y a des joueurs qui sont ici depuis que je suis arrivé en 2010 et ceux qui arrivent s’adaptent peu à peu et s’habituent à ce qu’on attend d’eux, beaucoup de chaleur humaine dans les vestiaires et beaucoup d’exigence sur le terrain. Personne n’est en pierre, on a tous des sentiments, tous un cœur, et la chaleur des sentiments, c’est à l’extérieur du terrain. Mais, sur la pelouse, c’est la même chose pour tout le monde, un fort niveau d’exigence tant de ma part que de leur part à eux ».

La manière dont l’équipe des Tigres a été constituée a-t-elle été un modèle dont les autres formations peuvent s’inspirer ?

« Je ne sais pas si on a été ce que tu dis, l’exemple, les autres aussi ont dépensé telle ou telle somme d’argent élevée, América, Cruz Azul, les Rayados n’en parlons pas, les investissements de mes dirigeants ont été des bons calculs.

« On ne parle pas de 17 ou de 20 millions de dollars, il s’agit de beaucoup moins d’argent que ce qui est dépensé en ce moment ; je ne crois pas que les Tigres aient un seul joueur qui ait coûté plus de 10 millions. Les années passent et les prix augmentent : un footballeur mexicain de qualité vaut aujourd’hui une somme que personne n’aurait imaginé possible.

« On parle trop facilement de 15 ou 17 millions de dollars et nous, on cherche à faire notre travail sans s’inquiéter de si on est telle chose ou telle autre. Depuis que je suis arrivé ici, les dirigeants, avec Lorenzo Zambrano, paix à son âme, ont cherché à améliorer une situation qui faisait que le club était au bord de la rétrogradation. Ça faisait deux ans que cette menace existait et, sur l’ordre de Lorenzo, Alejandro Rodríguez, Miguel Ángel Garza et moi, on s’est mis à travailler et, grâce à Dieu, les choses se sont améliorées, on a réussi des choses importantes. Mais constamment, chaque jour, chaque année, on cherche à continuer à s’améliorer pour atteindre ce à quoi on aspire tous, disputer les phase finales, être champions et satisfaire le public qui nous soutient continuellement ».

La majorité des joueurs de l’équipe ont le niveau pour être titulaires

« Tout le monde veut jouer, la majorité d’entre eux ont la capacité à être titulaires, 18 ou 20 joueurs, mais une seule personne peut décider quels seront les 11 qui débuteront et je sais parfaitement que ces 11 là, ceux qui débutent, vont être en pleine forme, satisfaits, les sept autres, sur le banc, ne sont pas très heureux, et tous les autres vont être franchement mécontents.

« Je leur ai toujours dit que leur occasion de me faire changer d’avis, ils l’avaient sur le terrain ; hors de la pelouse ils n’ont aucune chance d’y arriver. Ça ne sert à rien de venir vous parler ici, de vous dire telle ou telle chose. Ça ne leur sert à rien d’autre qu’à parler de quelque chose qui est totalement normal dans toutes les équipes. Bien sûr qu’il y a du mécontentement, bien sûr qu’ils sont furieux. Moi, ça m’est égal, j’ai l’obligation de choisir 11 joueurs, je vais choisir les 11 joueurs qui, à mon avis, sont les meilleurs pour l’équipe ; moi, je ne suis obligé d’être juste avec personne, avec aucun joueur. Mon obligation c’est d’être juste avec l’équipe ».

Javier Aquino et Lucas Zelarayán ne joueront définitivement pas face à Cruz Azul…

« Non, impossible, ni l’un ni l’autre, ni Javier ni Lucas. Tous les autres sont en train de s’entraîner normalement ; seuls Lucas et Aquino ne seront pas en mesure de participer au prochain match ».