Tranquilles, mais pas prétentieux.- Ricardo « Tuca » Ferretti

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Lundi 8 avril 2019.- Ricardo Ferretti a indiqué ce lundi qu’après avoir renoué avec la victoire ce week-end en Liga MX, son équipe abordait le match retour de demi-finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF avec calme, mais sans que la large victoire 3-0 au match aller ne provoque d’excès de confiance au sein de ses rangs.

Au cours de sa traditionnelle conférence de presse du début de semaine, le directeur technique Universitaire a aussi déclaré que ses pupilles joueraient mercredi soir contre Santos de Torreón comme si tous les compteurs avaient été remis à zéro :

« La tranquillité dont on doit faire preuve ne doit pas être celle d’un excès de confiance, on ne traite rien ni personne comme ça. On va jouer comme si on était à 0-0 et on va aller chercher un bon résultat. C’est la mentalité qui est la nôtre en ce moment, une mentalité de respect par rapport à Santos, et c’est quelque chose qui peut nous éviter certains problèmes.

Des expériences négatives…

« Ce sont des circonstances (le fait de ne plus gagner sur le pelouse de Torreón depuis 2011) dues au fait de ne pas faire les choses comme on le devrait, et on a eu du mal sur leur terrain, tout comme eux sur notre pelouse mais, tu as raison de le souligner, ça a été difficile pour nous là-bas. Ceci dit, le football te donne cette occasion de faire les choses mieux la fois suivante et d’aller chercher ce résultat qui nous donnera le droit d’être en finale ».

Une équipe en harmonie…

« Le fait d’avoir un bon groupe, qu’il n’y ait pas de détails qui nous inquiètent et qui peuvent affecter l’harmonie, c’est une chose importante. Chaque fois qu’une équipe est en harmonie, ça finit par se voir sur le terrain, le fait d’être solidaires, d’être vraiment coéquipiers, et ça, c’est quelque chose qui vient du groupe qu’ils forment en tant qu’êtres humains.

« Parce qu’avant même d’être des footballeurs, ce sont des êtres humains, de grands êtres humains que j’ai face à moi, et ça, c’est quelque chose de positif pour moi. Je ne veux pas dire qu’il n’y ait pas de différences, d’égo, mais ne personne ne fait passer sa propre personne avant le groupe, et ça, pour moi, c’est une source de tranquillité ».

À propos de la rivalité interne…

«  Notre mentalité, c’est qu’on est tous importants ici, personne n’est indispensable. Une fois que cela est clair, tout le monde se met au travail et à se battre sportivement au cours des entraînements pour obtenir un poste au sein de l’équipe. Moi, je suis respectueux des hiérarchies, tout le monde est nécessaire et c’est avant tout en travaillant qu’on démontre sa valeur et qu’on apporte le meilleur de soi à l’équipe. Et quand de bonnes choses arrivent à l’équipe, personne n’en est exclu, de la même manière que quand les choses ne fonctionnent pas. L’engagement pris consiste à faire du mieux possible pour le bien de l’équipe ».

Comment faire comprendre au groupe qu’André Pierre-Gignac retrouvera son poste quand il sera disponible ?

« Ça n’a rien à voir en particulier avec André, c’est la même chose pour tout le monde, tout dépend de ce qu’ils ont fait, personne ne peut leur retirer ce qu’ils ont fait et, que ce soit André, Enner, Aquino ou Damm, tous sont conscients de leur importance, mais ils n’en perdent pas pour autant leur modestie, ils ne se croient pas meilleurs que quiconque d’autre et ils savent ce que l’on attend d’eux en matches ou en entraînements, sans parler de l’équipe. On connaît sa capacité. Quand André sera prêt, il aura un autre problème devant lui : je ne peux faire jouer qu’onze joueurs, pas douze. Il y a toujours une injustice faite au joueur, c’est vrai que je suis injuste. Mais c’est envers l’équipe que je ne veux pas être injuste et je cherche à transmettre aux joueurs le fait qu’ils doivent accepter que c’est une simple situation, mais que c’est à eux de me démontrer que je me suis trompé. C’est ce que je cherche toujours à obtenir ».

Gignac pourra jouer mercredi ?

« Mercredi non, dimanche à Puebla [contre les Loups de la BUAP en Ligue MX], on va voir ».

Vous avez en tête une finale de Ligue des Champions de la CONCACAF entre clubs de Monterey ?

« Une chose, c’est l’envie, le fait que tu y penses, que l’idée te plaise, mais ce n’est pas ça le plus important. D’abord, il faut penser au match contre Santos, on n’a pas bien joué là-bas, il faut qu’on fasse un bon résultat et, naturellement, mercredi après le match, on verra si notre envie devient réalité.

« Chaque fois qu’on débute un championnat, on a l’espoir d’arriver au bout de tout et d’atteindre tous les objectifs qu’on s’est fixés, on n’y est pas encore, il faut qu’on joue bien pour arriver une nouvelle fois en finale, qu’on garde les pieds sur terre, et qu’on soit respectueux et modestes ».

Ne pas pécher par excès de confiance

« J’ai discuté avec les joueurs, on a eu une conversation, une vidéo, cette intégration qu’on a toujours. Cela ne signifie pas que ça soit suffisant. Moi, j’ai confiance en une équipe qui se ressent encore des mauvais résultats de 2018 et qui cherche à améliorer nettement ce qui nous a fait défaut à ce moment-là. On e une chance de le faire et on va tout faire pour en profiter à fond, pour nous démontrer à nous-mêmes de quoi on est capables et pour satisfaire toutes les attentes qui existent nous concernant ».