Une sensation de revanche. - Nahuel Guzmán

SAN NICOLÁS DE LOS GARZA (MEXIQUE), Mardi 11 décembre 2018.- L’envie de revanche n’a pas changé, motif pour lequel la faim de meilleurs résultats lors du prochain Tournoi, en 2019, est forte, selon Nahuel Guzmán, qui reconnaît que les Tigres ont été trop irréguliers cette saison :

« Je parle de la sensation provoquée par le fait de ne pas accéder à une finale, comme s’il s’agissait de faire de la farine, de faire du pain. Je crois que l’histoire des Tigres est telle que ne pas arriver à la finale est une exception. Ces derniers temps, c’est une chose à laquelle on s’était habitués, à parcourir tout le chemin, à arriver en finale, et parfois, ce n’est pas possible, parce que ce n’est pas toi le meilleur ou parce que certains détails t’en ont empêché.

« Qu’une chose soit claire, on exige de nous de se battre et d’arriver à la finale, mais ce n’est pas une chose facile, ce n’est pas automatique. On a parcouru le chemin du début à la fin aussi bien dans des tournois nationaux qu’internationaux et ce n’est pas facile. Les attentes que nous avons de nous-mêmes sont élevées et on est parvenus à cet objectif, Tournoi après Tournoi, aussi souvent qu’on en a eu la capacité mentale et physique de le faire. Mais la sensation qu’on a est une sensation de prendre notre revanche, de ne pas avoir de nouveau parcouru le chemin qui mène au bout et qui est la plus belle des choses qui puissent arriver dans ce jeu, qui n’est pas facile, j’insiste, alors, cette faim de revanche, on s’en servira lors du prochain Tournoi », a expliqué le gardien de but argentin des Félins en conférence de presse ce mardi 11 décembre.

Le prochain semestre, il y aura le championnat de Liga MX et la Concacaf. Est-ce que le défi est encore plus grand ?

« Le défi est toujours le même. Je crois que c’est ce qu’ont dit aussi bien le président du club que l’entraîneur : ici, les objectifs sont clairs. D’abord se qualifier pour la phase finale et puis se battre pour le titre de champion. C’est comme ça que le club a indiqué ses intentions et comme ça aussi que l’équipe l’a fait, la balle au pied : vouloir être au tout premier plan Tournoi après Tournoi. L’exigence est constante, mais c’est du football, parfois tu es éliminé d’un but, parfois tu n’es pas la meilleure équipe du championnat et, en ce qui nous concerne, on se prépare à débuter un nouveau championnat, conscients, indépendamment de ce qui s’est passé en 2018, qu’on doit partir à la recherche du titre et être encore plus au premier plan que lors des deux derniers Tournois ».

Comment qualifies-tu la participation des Tigres en 2018 ?

« Je crois qu’on a été une équipe qui a eu beaucoup de difficultés à conserver une régularité, on a fait de très bons matches et on fait eu des matches où, à la différence d’autre années, on a pris beaucoup de buts. On n’est pas habitués à encaisser trois buts par match et c’est une chose qui nous est arrivée à deux ou trois reprises lors du dernier semestre. Et ça, ça signifie qu’il y a des défauts dans le jeu collectif, des erreurs collectives qui t’empêchent d’empocher plus de points. Si on avait eu un ou deux points de plus, on aurait terminé en troisième position et ça, ça génère des attentes très différentes. Il y a sûrement eu des équipes meilleures collectivement et ce sont elles qui vont aller jusqu’au bout ».

 À propos de la retraite de Juninho…

« C’est une chose dont on avait déjà eu l’occasion de parler avec lui. Je crois qu’il a fait don aux gens des Tigres d’une carrière et d’une expérience merveilleuses, avec une autorité vis-à-vis de l’équipe, du club, de par les titres de champions qu’il a gagnés, de par ses réussites, de par les objectifs qu’il a atteints. Je crois que les gens des Tigres peuvent lui être très reconnaissants, aussi bien l’équipe elle-même que les supporters. Et je crois qui lui-même doit être très heureux et satisfait de la carrière qui a été la sienne. Ce n’est pas un adieu, mais un au revoir symbolique, parce qu’on sait qu’il va continuer à évoluer près de nous ».