Victoire des Tigres et 105e but de Gignac

MEXICO (MEXIQUE), Dimanche 4 août 2019.- Le bonheur était d’origine multiple et les vestiaires du stade des Pumas n’avaient plus été aussi pleins de l’allégresse des Tigres depuis l’obtention de leur titre de Champions du Mexique il y a quatre ans. 

Dimanche soir, l’origine de cette joie était le 105e but marqué par André-Pierre Gignac, qui le faisait rentrer dans l’histoire et permettait aux siens de gagner à l’extérieur sur le score de 1-0 en Liga MX. L’attaquant français ne s’était pas montré particulièrement à son avantage mais, à la 89e minute de jeu, il ne manquait pas l’occasion de reprendre de la tête, dans la surface adverse, un centre venu de la droite et signé Luis Rodríguez.


Grâce à ce but, Gignac supplante un autre Félin historique, Tomás Boy, pour devenir le meilleur marqueur de l’histoire des Tigres du Mexique, comme les Félins sont connus dans la région marseillaise.

PREMIERE MI-TEMPS

Les Tigres ne signaient pas une bonne première période de jeu. Ils semblaient éprouver des difficultés à prendre leurs marques sur cette pelouse du Stade Olympique Universitaire de Mexico, où ils ont pourtant déjà remporté deux de leurs sept titres de champions du Mexique.

Toutefois, dès la 5e minute d’action, Enner Valencia s’échappait sur l’aile droite et parvenait à centrer. Mais la défense locale veillait au grain.


Les Pumas se montraient de plus en plus dangereux pour le gardien Universitaire Nahuel Guzmán, qui commettait en outre une erreur sur l’une de ses sorties, au quart d’heure de jeu. Mais ses propres défenseurs évitaient que le danger ne se traduise pas l’ouverture du score en faveur de l’équipe locale.

Trois minutes plus tard, un tir du Puma Carlos González s’écrasait sur le poteau, non sans avoir fait se lever le stade comme un seul homme. Et, à la 22e minute de jeu, le même joueur voyait cette fois sa tête passer à droite des buts Félins.

Eduardo Vargas sonnait la révolte des Universitaires du nord en décochant un tir à mi-distance qui passait au-dessus de la transversale locale.

La fin de la première mi-temps se caractérisait par une perte de rythme des Pumas, ce qui permettait aux Tigres de mieux se positionner et d’aller de l’avant : c’est ainsi qu’à la 42e minute, Rodríguez faisait parvenir une petite passe à Luis Quiñones, mais le Colombien arrivait un peu tard et se faisait subtiliser le ballon.

SECONDE PERIODE

Ce sont des Tigres améliorés qui revenaient des vestiaires, contrôlant mieux le ballon et les offensives, tant et si bien qu’à la 47e minute, Vargas reprenait le ballon dans la surface d’une tête croisée qui terminait sur le poteau gauche des Pumas.


Un peu plus tard, Quiñones recevait le ballon dans la surface de réparation, mais son dribble un peu trop long d’un adversaire lui empêchait de faire prospérer cette occasion.


Alors que l’on jouait la 50
e minute, c’est Valencia qui expédiait un long ballon vers la surface de réparation locale et à destination d’André-Pierre Gignac. Mais le gardien intervenait opportunément.

Bien que dominés, les Pumas réagissaient à la 65e minute de jeu, lorsqu’un tir de David Cabrera passait au-dessus de la barre transversale de Guzmán.


Quelques minutes plus tard, le panorama s’éclaircissait quelque peu pour les Tigres après que le Puma Jeison Angulo écope de son deuxième carton jaune de l’après-midi, synonyme d’expulsion et d’une infériorité numérique qui permettait aux Tigres de renforcer leur possession de balle.

Ricardo « Tuca » Ferretti exploitait la supériorité en nombre de ses joueurs en remplaçant Jair Diaz par Jürgen Damm, donnant ainsi une position plus centrale à Guido Pizarro et faisant glisser latéralement Jorge Torres Nilo afin de renforcer l’efficacité des Tigres sur les ailes.


Malgré cela, Guzmán était encore nouveau amené à intervenir à la 78
e minute, quand il repoussait un puissant tir adverse dans sa propre surface.

Valencia tentait de répliquer pour le compte des Tigres sur une reprise de la tête qui visait le poteau droit, mais le ballon sortait en rasant les filets.


Monterrey, qui dominait déjà le cours du jeu, ouvrait finalement le score à la 89
e minute, lorsque Luis Rodríguez recevait du côté droit et centrait dans la surface adverse, où Gignac s’élevait plus haut que tout le monde pour donner à son équipe le but de la victoire.

 

COMPOSITION DES EQUIPES

UNAM : 1 Alfredo Saldívar ; 4 Luis Quintana, 7 David Cabrera (6 Kevin Escamilla à la 76e minute), 8 Pablo Barrera (11 Juan Iturbe à la 67e), 10 Andrés Iniestra, 12 Víctor Malcorra, 18 Nicolás Freire, 20 Idekel Domínguez, 22 Juan Vigón, 23 Jeison Angulo et 32 Carlos González.

ENTRAINEUR : JOSÉ GONZÁLEZ

TIGRES : 1 Nahuel Guzmán ; 4 Hugo Ayala, 5 Rafael de Souza, 6 Jorge Torres Nilo, 9 Eduardo Vargas (8 Lucas Zelarayán à la 85e minute), 10 André-Pierre Gignac, 13 Enner Valencia, 19 Guido Pizarro, 23 Luis Quiñones, 27 Jair Díaz (25 Jürgen Damm à la 74e) et 28 Luis Rodríguez.

ENTRAINEUR : RICARDO FERRETTI 

BUTS INSCRITS

0-1  (89e minute) Luis Rodríguez centre depuis la droite et André-Pierre Gignac reprend de la tête pour ouvrir la marque.


JOUEURS AVERTIS

UNAM : Nicolás Freire (31e minute), Jeison Angulo (45e) et Juan Vigón (90e)

TIGRES : Eduardo Vargas (38e minute), Guido Pizarro (55e) et Jair Díaz (66e)

JOUEURS EXPULSES

UNAM : Jeison Angulo (71e minute)

TIGRES : Aucun